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dimanche 13 mai 2012

Le fascisme et Charest

Vous le savez, je crains la chute de la civilisation. Pas la fin du monde, car les hommes sont des animaux extraordinairement débrouillards, mais un véritable recul de la civilisation. J’étudie ce thème, je l’observe depuis un bon moment. La meilleure manière d’étudier la société est sans doute l’histoire. Une de ces «sciences molles» que les spin doctor du Parti libéral décrient sur tous les forums. Un des exemples les plus clairs et les plus vifs de la chue de la civilisation est l’extrême droite. Je n’ai jamais perdu de vue l’extrême droite. Sa montée inexorable en Europe, en ce moment même. Je ne croyais pas la voir surgir ici, au Québec. Il y a pourtant un fond favorable au fascisme au Québec, notamment notre anti-intellectualisme. Tout ce qui est doté d’un diplôme est suspect. L’idée que l’éducation soit un luxe inutile. Et voici qu’un gouvernement utilise cette perception pour tenter de sauver sa peau, alors qu’il devra d’ici un an défendre un bilan catastrophique sur tous les points de vue. Je ne parlerais pas de fascisme si ce même gouvernement n’utilisait pas à sa guise les outils de répression mis à sa disposition pour attiser une crise qu’il a lui-même créée d’une manière irresponsable et cruelle. S’il ne trouvait pas les moyens de rire alors que des jeunes se font crever les yeux, sont font lancer des explosifs à la tête et se font gazer en masse. Mais il le fait. Ce gouvernement emploie la terreur, sans égard à sa responsabilité ou à la dignité qu’on attend d’un gouvernement. Pour servir ses véritables maîtres, ceux qui remplissent les caisses, ceux qui tirent des ficelles de plus en plus évidentes, ce parti a franchi la ligne qui sépare la droite de l’extrême droite. Je pourrais le détailler en entier, mais heureusement, un bloguer l’a déjà fait, dans un excellent article de Marie-Christine Lemieux-Couture, Stratégies fascistes dans la gestion de crise au Québec. Je ne suis pas d’accord avec tout. Il y a, dans les commentaires, un appel à l’abstention, dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais. Et cette assertion ridicule que le Parti québécois et le Parti libéral se valent. Le Parti québécois n’a pas encore ordonné l’utilisation d’explosifs contre les manifestants. Lorsqu’il a voulu monter les frais de scolarité, il a négocié, et personne n’a perdu un œil. Il est la seule réponse plausible à Charest, la seule manière de faire de la colonie de Power Corp une sociale démocratie, même timide. Notre seule porte de sortie à ce qui ressemble de plus en plus à du fascisme authentique.

mercredi 7 décembre 2011

Comprendre la dette publique (en quelques minutes)

Internet est un fabuleux moyen d’échanger des idées constructives et de s’informer. En voici un exemple éloquent: une petite vidéo qui cerne en dix minutes le problème des dettes publiques et qui est parvenu à m’apprendre une chose ou deux (la convention de Lisbonne, essentiellement).



La création de monnaie est un système créé pour échoué, effermé dans un cercle vicieux inévitable, puisque le crédit devient une condition sine qua non de la croisance économique. Pas de croissance de l’économie sans croissance de l’endettement. Ce que le simple bon sens ne parvient pas à imposer, la crise financière l’a démontré.


Hélas, en temps de crise, les gens se tournent généralement vers la droite, ses mirages et ses réponses toutes faites. Il faudra bien des vidéos comme celle-ci avant que le débat inévitable sur la création de la monnaie aie finalement lieu.